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Commémoration du 11 novembre


COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE

Les mobilisés du village d'Abos:

                                             

Barou Campagnolle Adolphe, Barou Campagnolle Silvain, Barraqué Jean, Bayle Pierre, Bégué François (instituteur), Bellocq Poulonis Pierre, Bergès Louis, Bibarnaà Edouard, Boquès Jean, Capdepon Mathieu, Capdevielle J.Baptiste, Carles J.Baptiste, Casaurancq Minvielle J.Joseph, Cazaux Jean, Charles Jean Louis, Conte Jean, Courrèges Jean Valentin, Din Jean Jacques, Din Pierre, Dousse Planté Bernard Léon, Dupleix J.Baptiste, Ferran Lacoste Jacques Onésiphore, Feugas Albert, Feugas Joseph, Galan Auguste Jean, Gassiot Jean, Gil Jean Louis, Gil Paul Gabriel, Goaillard Jean Julien, Guilhamélou Sempé Léon, Hoô Félix Bernard, Hoô Grat, Hoô Pascal, Labordette Henri Célestin, Lacoudanne Pierre Lambert (Abbé), Lafon Jean, Lafont Pierre, Lahargue Jean, Lalanne Magné Jean Abdon, Lalanne Magné J.Baptiste, Lalanne Pierre Félix, Lamothe Jean, Lartigue François Xavier, Lassalle Balier Pierre, Lassalle Balier Hippolyte Auguste, Lassalle Balier Jean, Lassalle Balier Jean Louis, Lavie Jean Edouard, Loupéré Alexandre Eugène, Maladot Jean, Marimpoey Joseph, Naudet Hippolyte Pierre, Picard Bernard Firmin, Picard  Pierre André, Picard Jean Romain, Pouey Emile, Pouey Jean, POUEY Pierre, Prat Marc, Prieu Pierre, Sempé J.Baptiste, Séré Ligé Jean, Sigé Pierre, Toulet Jean, Trébucq Jean.

L’année 2014 est l’année de la célébration du centenaire du début de la guerre 14-18.
L'année 2018 commémore la signature de l'armistice.

Cet événement majeur nous invite au souvenir de l’époque :

Ce lundi 3 août 1914, les affiches de mobilisation apportées par les gendarmes, sont placardées à la mairie. Le tocsin sonne dans le village pour annoncer la déclaration de la guerre contre l’Allemagne. Le garde champêtre bat le tambour pour donner lecture de l’ordre de mobilisation dans un silence profond...C’est la consternation...puis la résignation…devoir patriotique oblige : faut y aller !

Ils seront 65 jeunes à quitter les champs, leur famille et Abos, des classes 1887 à 1919. Quel moment pénible de se séparer de ceux que l’on aime!

La plupart des premiers mobilisés, domiciliés à Abos, jeunes de l’armée d’active et moins jeunes réservistes, se retrouvent, avant de partir, sur le parvis de l’église, pour être confessés et recevoir la communion de l’abbé Lacoudanne. 

(Ce dernier avait il privé des sacrements certains jeunes? à moins que ceux-ci aient refusé la communion…La loi sur la séparation des églises et de l’Etat adoptée en 1905 a semble t’il laissé des traces)…Il en manque donc à l’appel !

Peu importe, munis de leur fascicule de mobilisation, et de vivres pour un jour, ils se présentent, à la gare d’Abos (mairie actuelle), pour se rendre à la gare de Pau en tramway.

Une fois arrivés, ils se mettent à la disposition du poste de police qui les fera diriger vers le bureau de recrutement situé Caserne Bernadotte pour y recevoir leur affectation et leur équipement.

Ils partiront de la gare de Pau, la fleur au fusil rejoindre leur unité militaire pour participer à la campagne contre l’Allemagne vers le front du Nord et de l’Est, une affaire de huit à quinze jours, leur avait on promis. Ils se trompaient.

Durant quatre années, la grande guerre fut le théâtre de batailles meurtrières et de massacres inutiles. (Somme, Flandre, Marne, Verdun…)

Pour certains d’entre eux, ce fut l’horreur des tranchées à Verdun; sur ce sol tourmenté, à la terre pétrie de chair et de sang, cette bataille aux portes de l’enfer qui ne fit pas gagner un mètre de terrain à aucune des deux parties, mais qui fit près de 700 000 victimes!

Pour d’autres ce fut le front d’Orient et les batailles dans les Balkans (Turquie, Serbie, Albanie)!
Certains sont même passés d'un régiment à un autre suite aux trop lourdes pertes dans leur rang!

Le village est bouleversé par la tournure des événements. Alors, la solidarité abosienne s’organise :

Des réfugiés provenant du Nord de la France et de Belgique sont accueillis dans le village; les familles Schoonbaert, Délâtre et Sarrazin, notamment.

Un logement sera mis à leur disposition et un crédit de 200 F sera accordé pour leur séjour.

De la paille et du foin seront réquisitionnés dans la commune pour le ravitaillement des troupes à chevaux.

Le conseil municipal de l’époque, mu par un sentiment patriotique et devant la gravité de l’événement, vota fin 1917, en faveur des mobilisés une somme de 440 F et une attribution de 150 F aux conscrits indigents (legs Sedze).

Une somme de 50 F sera aussi accordée aux blessés. Des vivres et des effets seront envoyés aux prisonniers de guerre en Allemagne, afin de soulager leurs souffrances matérielles et morales…

Enfin, le 11 novembre 1918, c’est la délivrance. Comme dans tous les villages de France, les cloches de l’église d’Abos (neuves) chantent la victoire durant plusieurs heures.

Nombreux sont ceux qui ne sont pas revenus, le monument aux morts l’atteste.

Pour chacun, la transcription des décès est envoyée à la mairie d’Abos avec pour mention: tué à l’ennemi, disparu, intoxiqué par le gaz, mort des suites de blessures, maladie en service…)

Les rescapés seront démobilisés de fin 1918 à 1919. les blessés de guerre, les prisonniers libérés, ils revinrent tous bien traumatisés, mais heureux de retrouver les leurs.

En remerciement d’avoir eu la vie sauve, ils auraient offert le grand lustre qui se trouve à l’intérieur de l’église…

Le conseil municipal voulant témoigner sa reconnaissance aux défenseurs de la patrie ouvrit un crédit de 1400 F ! en vue d’offrir aux mobilisés un banquet paternel où seront associés les vétérans de 1870.

Un crédit de 425 F sera aussi accordé pour célébrer, avec tous les abosiens, la fête de la victoire le 14 juillet 1919.

Le monument destiné à la commémoration des mobilisés morts pour la France sera édifié en 1921 grâce à une souscription publique et grâce aussi aux dons envoyés par des abosiens et amis émigrés en Amérique du Sud.

Les témoignages des rescapés furent assez rares, mais Jean Baptiste Lalanne prisonnier en Allemagne à l’âge de 19 ans, raconta un de ses souvenirs parmi tant d’autres : « Nous nous disputions le pain des morts ».

Ce fut le sacrifice extraordinaire d’une génération et il est important que nous honorions ces soldats abosiens qui ont combattu pour notre liberté.

Le devoir de mémoire s’impose.

 
Retour des combattants en 1919 lors du banquet paternel.


Inauguration du monument aux morts en 1921.

Hommage aux soldats du village qui ont donné leur vie pour notre liberté:

Soldat                    Régiment                  Décès
Jean Maladot 49ème RI le 2 décembre 1914
Pierre Sigé 18ème RI le 23 janvier 1915
Jean Pouey 175ème RI le 9 mai 1915
Jean Baptiste Sempé 34ème RI le 6 mai 1917
Emile Pouey 415ème RI le 4 avril 1918
J.J Casaurancq Minvielle 125ème RI le 21 septembre 1918
Eug.Alexandre Loupéré 260ème RI le 30 octobre 1918
Pierre Lafont 65ème RI le 7 janvier 1920


 

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